Nous sommes en présence du sonnet : « La
beauté » de Charles Baudelaire, écrit en alexandrin, extrait
des fleurs du mal qui est un des
recueils les plus importants de la poésie moderne .
Et
appartient plus particulièrement à la partie appelé « idéal »
et est mit en opposition à la partie nommée « spleen ».Ces 2
parties sont cependant le constat du monde réel.
Ce
poème est rédigé en 1857, à l’époque du romantisme et de la révolution poétique
ou de grands auteurs comme Baudelaire vont apportés un changement aux contenus
de leurs œuvres afin d’y accorder une plus vaste liberté et ouverture d’esprit.
Ici
la beauté est considéré par Baudelaire comme artificielle.
Dans
ce poème la beauté est décrite comme vivante et s’exprime librement de manière
allégorique.
Elle
apparaît comme fascinante et parfaite aux yeux des hommes présentés comme « mortels ».
Elle
est froide, mystique et à la fois inaccessible.
Nous
essaierons de démontrer pourquoi la beauté est subjective et tend vers 2
principes antithétiques étant: monstrueux et représenté de manière idéal.
Pour
cela nous étudierons premièrement; les raisons d’une mise en place allégorique,
deuxièmement; une représentation fascinante de la beauté et troisièmement;
une représentation cruelle de la beauté.
L’allégorie représentant la beauté sous
les traits telle une déesse apparaît implicitement tout d’abord par l’emploi du
pronom personnel « je » tel une personnification: « je
suis belle » V1 ; « et mon sein » V2 ; « je
trône dans l’azur » V5 ; « je hais le mouvement qui déplacent
les lignes » V7, dans ce vers la beauté exprime ses émotions, « fiers
monuments » V10.
Elle
apparaît sous une forme fière et méprisante, on peut le constater grâce au
champ lexical du mépris: « ô mortels » V1, ici le ô vocatif insiste
sur ce mépris porté aux mortels; « meurtri » V2 ; « je hais les
mouvements qui déplacent les lignes » V7 ; « Consumeront leurs jours
en d’austères études » V11.
Elle
apparaît fière et nous le montre par ses comparaisons « comme un rêve de
pierre » V1 ; « comme un sphinx » V5.
Mais
aussi par de nombreuses métaphores: « je trône dans l’azur » V5 ; « […]
un cœur de neige à la blancheur des cygnes » V6 ; « clartés éternelles »
V14.
Cette
allégorie met en opposition 2 natures de la beauté à la fois froide et
majestueuse.
Cette beauté est représenté de manière
fascinante par son aspect divine telle une inspiration à l’amour aux poètes,
(V3).
Telle
une chose éternelle (V4), par « un
cœur de neige unit à la blancheur des cygnes, (V6).
Mais
aussi par ses « grandes
attitudes » (V9) , par cette fascination à ses « dociles amants »
(V12) et par ses « larges yeux aux clartés éternelles » (V14).
Pour
Baudelaire la beauté fascine les poètes, il y fait référence à 2 reprises dans
ce sonnet: « et mon sein, ou chacun s’est meurtri tour à tour, est fait
pour inspirer au poète un amour éternel et muet ainsi que la matière »,
V2 à V4 ; « les poètes, devant mes grandes attitudes […] » V9,
elle les compare à de « dociles amants » (V12) , car pour le poète la
beauté est un idéal à atteindre, mais cela passe par la souffrance: « meurtri »
au V2.
Pour Baudelaire, la beauté est entièrement
cruelle car elle se rapproche à quelque chose de monstrueux, par son immobilité
: « comme un rêve de pierre » au V1 ; « un amour […]
muet » au V3 à 4 ; « comme un sphinx » au V5, le sphinx témoigne
d’une immobilité, c’est une créature de la mythologie grecque décrite comme
fantastique, d’après un mythe, le sphinx envoyé par Héra aurait terroriser les
populations en Béotie. Mais aussi « fiers monuments » V10 ; « miroirs »
V13.
Dans
ce sonnet la ponctuation est lié au rythme ce qui immobilise la beauté des manières
les plus froides.
Ici apparaît l’aspect subjectif qui est la monstruosité, la beauté est représenté de
manière froide, cette froideur passe donc par la souffrance comme cité précédemment
: « meurtri » au V2 .
Cette
beauté est aussi austère, on peut le constater grâce au chiasme « Et
jamais je ne pleure et jamais je ne ris » ,V8 ; grâce à la
personnification: « je hais les mouvements qui déplacent les lignes »,V7.
Cela
nous montre à quelle point elle est remplie de froideur qui engendre son coté
monstrueux.
Pour conclure nous somme amenés à croire
que cette subjectivité est complexe, c’est à la fois une transformation qui
permet d’atteindre l’éternité , mais aussi une chose froide et inaccessible.
Pour
Baudelaire c’est une notion énigmatique, un culte austère qui prend la forme d’une
véritable morale.
On
peut dire que dans la beauté il y a la monstruosité et dans la monstruosité il
y a la beauté.
Ses
idées sont contradictoires et la beauté ne trouve pas de définition précise,
mais correspond plus à quelque chose de fière et froid qu’à une chose à
magnifique comme elle devrait être représenté.
Mais elle est cependant selon la représentation de son allégorie: fascinante et divine.
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